Tous les laboratoires d’IA veulent vous faire confier davantage de tâches à des agents. Le hic : les agents deviennent coûteux lorsqu’ils ont besoin du modèle géant, et plus risqués quand ce modèle commence à manipuler des navigateurs, des terminaux, des bases de code et les données de l’entreprise.
La réponse d’Anthropic, c’est Claude Sonnet 5, son nouveau modèle par défaut pour les utilisateurs des offres Free et Pro, conçu pour planifier, utiliser des outils, coder, naviguer sur le Web et exécuter des tâches plus longues sans avoir besoin de l’offre Opus, plus chère.
Voici ce qui s’est passé
- Sonnet 5 est désormais disponible dans toutes les offres Claude, dans Claude Code et via l’API.
- Anthropic affirme qu’il se rapproche d’Opus 4,8 pour les tâches agentiques, à un prix inférieur.
- Le tarif de lancement de l’API est de 2 dollars US par million de tokens en entrée et de 10 dollars US par million de tokens en sortie jusqu’au 31 août, puis passera à 3 dollars US par million de tokens en entrée et à 15 dollars US par million de tokens en sortie.
- Les premiers testeurs ont salué sa capacité à aller au bout des tâches : corrections de bugs, demandes de fusion, mises à jour Salesforce, processus d’assurance, recherches juridiques et exploration de données.
- Anthropic affirme que Sonnet 5 hallucine et fait preuve de complaisance moins souvent que Sonnet 4,6, avec des protections contre les cyberrisques activées par défaut.
Comment l’essayer
- Ouvrez Claude ; les utilisateurs des offres Free et Pro devraient voir Sonnet 5 comme modèle par défaut.
- Dans Claude Code, sélectionnez Sonnet 5 pour vos flux de travail de programmation.
- Les développeurs peuvent appeler claude-sonnet-5 via l’API Claude.
Pourquoi c’est important
Sonnet est le modèle que les utilisateurs ordinaires de Claude utilisent réellement. Opus, c’est le couteau de chef sophistiqué, tandis que Sonnet est celui qui reste dans le tiroir et sert vraiment à préparer le dîner du mardi.
Les partisans du « c’est énorme » publient des exemples de tâches réellement réussies. Un utilisateur qui ne savait pas coder a affirmé que Sonnet 5 l’avait aidé à créer cinq applications web en 10 minutes. Un autre utilisateur a salué sa capacité à aller au bout d’une tâche agentique après l’avoir vu enquêter sur un bug, rédiger un test de reproduction, corriger le problème et vérifier le résultat sans qu’on ait besoin de le guider davantage. Les premiers tests de Copilot menés par GitHub ont également donné des résultats positifs, en particulier pour les tâches de programmation de type CLI.
Les sceptiques, eux, regardent la facture. Theo et d’autres ont souligné que Sonnet 5 pouvait coûter plus cher qu’Opus 4,8 dans certains benchmarks si l’on tient compte de la consommation réelle de tokens, même si son prix affiché est inférieur. Rohan Paul a mis en avant le même problème de coût réel. David Shapiro s’est plaint que le modèle s’écartait de la tâche et faisait trop la leçon.
Notre analyse
Avec Sonnet 5, Anthropic tente de rendre les agents banals de manière utile : moins chers, plus sûrs et disponibles par défaut. Mais le retour de Fable 5 rend le calendrier délicat. Les utilisateurs avancés se demandent déjà si Sonnet 5 est le modèle pratique à utiliser au quotidien ou simplement celui qu’on emploie en attendant le retour du modèle de pointe à accès restreint.
Note de la rédaction : cet article a été publié à l’origine dans notre publication sœur, The Neuron.


