Google a tenu hier sa conférence annuelle I/O, et une chose est devenue claire : Gemini est en train de devenir la couche sous-jacente de toutes les applications que les utilisateurs emploient déjà… qu’ils le veuillent ou non.
Voici ce qui s’est passé
- Gemini 3,5 Flash est devenu le nouveau modèle rapide de Google pour les agents, le développement et les tâches longues.
- Gemini Spark s’est présenté comme un agent personnel disponible 24 h/24 et 7 j/7, capable de travailler dans les applications Workspace.
- Search s’est doté d’agents d’information qui surveillent le Web, ainsi que de mini-applications pour les tâches récurrentes.
- Workspace s’est enrichi de fonctions vocales pour Gmail, Docs et Keep, ainsi que de Google Pics et d’AI Inbox.
- Antigravity 2.0 a transformé les agents de développement en un environnement géré réunissant bureau, CLI et SDK, avec en plus la possibilité de lancer une équipe d’agents de développement travaillant en parallèle.
- AI Studio permet désormais de générer des applications Android complètes.
…et bien plus encore, que vous pouvez découvrir dans notre analyse approfondie.
Pourquoi c’est important
L’histoire véritable, pourtant, était assez simple : Google veut que Gemini cesse de ressembler à un chatbot pour devenir la couche opérationnelle transversale de la recherche, des e-mails, des documents, des achats, de la vidéo, des lunettes, du développement et de la création d’applications. À un moment donné, l’assistant a cessé d’être casé de force dans les applications pour devenir l’infrastructure sous-jacente.
C’est important pour Google, car la course à l’IA s’est éloignée de la question « quel chatbot répond le mieux ? » pour se rapprocher de « quelle entreprise peut transformer les réponses en actions ? » La réponse de Google est évidente : intégrer Gemini partout, de Search, Gmail, Docs et YouTube aux achats, à Android, au développement, à la création d’applications et aux lunettes.
Notre analyse
Google dispose assurément d’un avantage en matière de distribution. ChatGPT et Claude sont des applications que l’on ouvre spécifiquement. De son côté, Google possède les principaux espaces de travail : boîte de réception, documents, navigateur, téléphone, YouTube, Search, achats et environnement de développement. Tous les points de contact où le travail que vous effectuez avec l’IA au centre touche réellement au reste du monde.
Cela signifie que Google peut faire en sorte que les agents ressemblent moins à une nouvelle habitude qu’à un nouveau réglage intégré aux outils que vous ouvrez déjà toute la journée. Si cela fonctionne bien, vous aurez simplement l’impression que vos outils se sont améliorés.
Le plus difficile, désormais, concerne les autorisations. Un moteur de recherche qui répond est utile. Un moteur de recherche qui surveille, réserve, achète, construit, rédige et retouche doit inspirer confiance.
Si Google y parvient, la prochaine interface d’IA pourrait moins ressembler à l’ouverture d’un chatbot qu’au fait de dire à votre ordinateur quel résultat vous souhaitez obtenir. C’est ainsi que l’IA DEVRAIT fonctionner.
Note de la rédaction : ce contenu a initialement été publié dans la newsletter de notre publication sœur, The Neuron. Pour découvrir d’autres articles de The Neuron, inscrivez-vous à sa newsletter ici.


