Periodic Labs, soutenue par Andreessen Horowitz (a16z), Nvidia, Jeff Bezos et Eric Schmidt, entend résoudre le sale secret de l’IA : les modèles excellent en mathématiques et en programmation, mais peinent avec la physique et la chimie du monde réel.
Pourquoi ? Ils ont épuisé les quelque 10 000 milliards de tokens d’entraînement disponibles sur Internet, et la littérature scientifique est trop bruitée pour être exploitée par l’apprentissage automatique.
Le moment est idéal
Le Chief Scientist d’OpenAI a récemment reconnu que l’entreprise souffrait d’un « déficit d’évaluation » et avait besoin de « véritables découvertes » sur des problèmes réels. Sa nouvelle équipe Applied Evals teste l’utilité des modèles au-delà des benchmarks pour créer des « chercheurs au feeling », et travaille sur un agent de recherche automatisé.
Mais les chercheurs au feeling ont besoin de quelque chose à évaluer. C’est là qu’intervient Periodic Labs.
L’entreprise construit des laboratoires robotiques où l’IA peut synthétiser des matériaux, les chauffer, mesurer leurs propriétés et tirer des enseignements de ce qui se passe réellement. De vrais robots. De vrais produits chimiques. De la vraie physique. Comme l’explique Periodic : « Sans expérience dans la boucle, nous ne faisons que réfléchir. Tant qu’on n’a pas essayé, on n’a pas progressé. »
Relier les points
Voici comment cela fonctionne : des évaluateurs humains lancent le processus → l’agent d’IA conçoit des expériences → les laboratoires robotiques les réalisent → la « nature » elle-même fournit un signal de récompense (l’expérience a-t-elle fonctionné ?) → les données améliorent les modèles.
Periodic aide déjà des fabricants de semi-conducteurs à résoudre des problèmes de dissipation thermique. L’entreprise commence par ce domaine, mais vise à terme les supraconducteurs, les puces de nouvelle génération et les matériaux susceptibles de relancer la loi de Moore. C’est comparable à la machine anti-slop infinie (c’est-à-dire Sora 2)… une machine SCIENTIFIQUE infinie.
Et comme le dit Periodic : « On n’en a jamais fini avec la science. »
Note de la rédaction : Ce contenu a d’abord été publié dans l’édition de la newsletter envoyée aujourd’hui par notre publication sœur, The Neuron. Pour lire davantage d’articles de The Neuron, inscrivez-vous à sa newsletter ici.


