Le géant technologique Google fait une nouvelle fois l’objet de pressions de la part de l’Union européenne (UE), cette fois au sujet de son chatbot d’IA Gemini.
Estimant que Google cherche délibérément à affaiblir les applications d’IA concurrentes grâce à sa position dominante sur Android, l’Union lui a demandé d’autoriser les concurrents à accéder à l’écosystème Android dans les mêmes conditions que Gemini.
Invoquant les règles liées au règlement sur les marchés numériques (DMA), l’Union souligne que des concurrents comme ChatGPT et Claude pourraient bénéficier d’un accès plus étendu aux services Android, notamment à l’activation vocale.
L’UE réclame une concurrence équitable tandis que Google souligne qu’Android est « ouvert par conception »
En janvier de cette année, l’UE a exigé de Google qu’il permette à d’autres entreprises d’IA de bénéficier du même niveau d’accès à Gemini que celui dont il dispose sur Android.
L’objectif est de favoriser une concurrence équitable entre ces entreprises. Le bloc a ouvert une procédure qui, selon lui, devrait s’achever dans six mois, laissant à Google suffisamment de temps pour se mettre en conformité.
L’entreprise a toutefois fait part de ses réserves au sujet de la demande de l’UE et, dans une déclaration de sa Senior Competitor Counsel, Clare Kelly, a affirmé qu’« Android est ouvert par conception ».
Réaffirmant que Google respecte le DMA, Kelly a ajouté que l’entreprise « concède déjà sous licence des données de Search à des concurrents en vertu du DMA ».
Alors qu’il ne reste que quelques mois avant la fin du délai accordé, l’UE a renouvelé la pression sur le géant technologique, l’incitant à se conformer aux exigences avant le lancement d’une enquête officielle.
Mais face au refus persistant de Google, l’enquête pourrait bien avoir lieu. S’il est impossible d’en prédire l’issue, l’entreprise n’est pas vraiment étrangère à la manière dont ces procédures peuvent se terminer.
Google, comme de nombreuses autres grandes entreprises technologiques, a déjà été confronté à des conflits réglementaires avec les autorités européennes, qui se sont soldés par des amendes se chiffrant en millions. À ce stade, l’issue reste incertaine.
Le président américain Trump s’oppose à l’approche de l’UE, tandis que Google semble rester confiant quant à sa position
Rien ne confirme que Google se conformera à la demande de l’UE. Et pour l’instant, cela semble peu probable, compte tenu de l’ampleur de ce que Google considère comme une exigence.
Le président américain Donald Trump s’est également fermement opposé à l’approche réglementaire de l’UE envers les entreprises technologiques américaines.
Pour l’instant, le dossier reste sans issue, les deux parties campant sur leurs positions à l’approche de l’échéance. The Malaysian Reserve note également que les deux parties ont refusé de faire d’autres commentaires.
Si vous découvrez encore Google Gemini et tout ce qu’il propose, consultez notre guide complet consacré au système d’IA et à son utilisation dans vos flux de travail et votre vie quotidienne.


