Un assistant IA open source appelé « Clawdbot » a fait une irruption fracassante sur X ce week-end — il fallait donc naturellement que nous enquêtions.
À ne pas confondre avec « Claude », Clawdbot, brièvement rebaptisé Moltbot avant d’être désormais « définitivement » appelé OpenClaw, est un agent auto-hébergé qui s’exécute sur votre ordinateur, vous envoie des messages via WhatsApp/Telegram/Discord, se souvient de tout et peut créer de nouvelles fonctionnalités à la volée. Pour un résumé express, Harper Carroll explique très bien OpenClaw ici.
Contrairement à ChatGPT ou Claude, verrouillés dans le cloud, OpenClaw réside sur votre matériel (ou sur une instance AWS à 5 dollars). Il contrôle votre navigateur, exécute des commandes dans le terminal, installe des compétences et agit de manière autonome. Federico Viticci, de MacStories, a passé une semaine à l’utiliser et a englouti 180 millions de jetons API pour tester ce qui était possible.
Les démonstrations virales sont hallucinantes :
- la démonstration de 27 minutes d’Alex Finn montre OpenClaw créer un tableau Kanban, envoyer des briefings matinaux proactifs et démontrer une mémoire infinie avec un accès complet au système.
- AJ, de Tech Friend, l’a déployé en moins de 5 minutes, puis l’a connecté à des lunettes connectées Ray-Ban pour faire des achats en temps réel sur Amazon à la voix.
- Le bot de Kevin Xu a reçu 2 000 dollars et l’instruction « Fais fructifier cette somme jusqu’à 1 million de dollars. Ne fais pas d’erreur. » Il s’est ensuite mis à trader de manière autonome 24 h/24, et a évidemment tout perdu (n’essayez pas ça chez vous, les enfants).
Le comportement émergent est particulièrement intéressant
Le bot d’Alex Finn s’est construit une interface visuelle pendant la nuit : une chouette animée sur un deuxième écran, qui bouge au fil de son travail. Federico Viticci a demandé à son bot de créer une infographie à son sujet. Celui-ci a ensuite analysé ses propres répertoires, s’est rendu sur Imagen de Google et a généré une carte de ses capacités.
La différence d’architecture : le système de mémoire d’OpenClaw consiste essentiellement en de simples fichiers texte Markdown dans le Finder. Vous voulez des réponses vocales ? Vous pouvez lui demander d’ajouter la synthèse vocale ElevenLabs et il étudiera l’API, générera des voix de test et vous laissera en choisir une.
Federico a également remplacé les automatisations Zapier en demandant à OpenClaw de configurer des tâches cron à la place (des tâches automatisées et déclenchées selon l’heure, exécutées par des scripts en arrière-plan à des intervalles définis).
Pourquoi c’est important
Quand ChatGPT ou Claude ne peuvent pas faire quelque chose, vous êtes coincé. Quand OpenClaw ne peut pas faire quelque chose, il vous suffit de lui demander de créer la fonctionnalité correspondante. C’est une version miniature de ce à quoi ressemble en pratique l’« auto-amélioration récursive » : des agents qui se modifient en fonction de vos besoins, sans développeur.
Ah, et aussi ? Cette chose est un cauchemar en matière de sécurité. Des centaines d’instances OpenClaw exposées divulguent des clés API et des identifiants en clair, qui peuvent être volés en quelques minutes par injection de prompt, et il n’existe aucun moyen sûr de donner à un agent IA un accès complet au shell de votre ordinateur tout en le connectant à Internet.
Alors euh, avant de vous lancer et de déployer votre propre OpenClaw, vous feriez mieux de bien comprendre les risques de sécurité.
Note de la rédaction : cet article a d’abord été publié dans la newsletter de notre publication sœur, The Neuron. Pour découvrir d’autres articles de The Neuron, inscrivez-vous à sa newsletter ici.


