L’IA se heurte à un goulet d’étranglement dans les centres de données, et Cisco veut y remédier.
Cisco a annoncé le Silicon One G300, une puce de commutation de 102,4 Tbit/s, ainsi que de nouveaux systèmes et composants optiques destinés à faire évoluer les centres de données dédiés à l’IA pour ce que l’entreprise appelle l’ère agentique.
La démarche de Cisco rappelle que les déploiements d’infrastructures d’IA deviennent un problème d’infrastructure, et plus seulement de modèles. L’entreprise présente les plateformes de commutation équipées du G300 comme un élément d’une pile coordonnée destinée à maintenir l’alimentation en données des grands environnements d’IA à mesure qu’ils évoluent.
Cette évolution fait de la modernisation des centres de données pour les charges de travail d’IA une priorité centrale pour les entreprises, en particulier lorsque les contraintes liées aux réseaux, au stockage, au refroidissement et au calcul commencent à se cumuler.
Ce que Cisco a réellement annoncé
Selon Cisco, le Silicon One G300 est un composant silicium de commutation de 102,4 Tbit/s conçu pour les déploiements de clusters d’IA massifs. Il équipera les nouveaux systèmes Cisco Nexus 9000 et Cisco 8000.
Du côté des caractéristiques techniques, les documents de Cisco consacrés au G300 indiquent que le processeur est optimisé pour les réseaux d’IA à large bande passante et la commutation à l’échelle du Web, permettant un commutateur 64 × 1 600 Gigabit Ethernet (GE) déterministe, à faible latence et économe en énergie.
Cisco présente également cette annonce comme allant au-delà du lancement d’une puce : il s’agit de composants silicium, de systèmes et d’éléments optiques conçus pour fonctionner de concert afin d’assurer la mise en réseau dorsale de l’IA à grande échelle.
Pourquoi l’IA agentique relève le niveau d’exigence
Cisco relie explicitement cette annonce à l’ère agentique, c’est-à-dire à des systèmes d’IA capables d’entreprendre des actions plus autonomes plutôt que de se contenter de répondre à des invites. À mesure que ce modèle se répand, la pression s’accroît sur les réseaux des centres de données qui acheminent les données entre les ressources de calcul, la mémoire et le stockage.
À mesure que ces environnements se développent, les équipes informatiques ont également besoin de critères plus clairs pour déterminer où exécuter les charges de travail d’IA dans des environnements hybrides, depuis les infrastructures sur site jusqu’aux systèmes cloud et edge.
Pour les équipes d’entreprise qui construisent des environnements d’IA plus vastes, la conclusion pratique est que le réseau peut devenir le goulet d’étranglement avant le calcul. Selon Cisco, le G300 et les plateformes associées sont conçus pour faire évoluer les réseaux d’IA sans nécessiter de refonte constante à mesure que les clusters s’agrandissent.
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