Selon une étude de McKinsey, environ 92 % des entreprises prévoient d’investir davantage dans l’intégration de l’IA au cours des prochaines années. Et si la nouvelle start-up Mechanize parvient à ses fins, l’ensemble de la main-d’œuvre mondiale pourrait être remplacé par une IA de nouvelle génération plus tôt que prévu.
Qu’est-ce que Mechanize ?
Fondée en avril 2025 par le célèbre chercheur en IA Tamay Besiroglu, Mechanize est l’une des dernières start-up d’IA à s’attaquer à la question de l’automatisation du travail. Contrairement à ses prédécesseures, Mechanize cherche à automatiser l’ensemble de la main-d’œuvre mondiale.
Si l’équipe de Mechanize met en avant les avantages d’une transition vers une main-d’œuvre entièrement pilotée par l’IA, elle est également consciente des lacunes des types de modèles d’IA actuels — notamment leur manque de fiabilité, leur inefficacité avec les contenus longs et les difficultés liées à la multimodalité. Mechanize prévoit de surmonter ces limites en entraînant ses grands modèles de langage à partir de simulations de tâches professionnelles réelles.
Besiroglu et son équipe affirment que leurs efforts entraîneront une croissance économique importante. Selon eux, l’automatisation complète de la main-d’œuvre moderne pourrait améliorer le niveau de vie et même permettre la production de biens et services entièrement nouveaux. Elle aiderait également les entreprises du monde entier à réduire leurs coûts en supprimant les dépenses liées à la rémunération des employés.
La page d’accueil du site actuel de Mechanize indique notamment : « Le potentiel de marché est ici absurdement vaste : les travailleurs américains perçoivent environ 18 000 milliards de dollars par an au total. À l’échelle mondiale, ce chiffre est plus de trois fois supérieur, avec environ 60 000 milliards de dollars par an. »
Faire taire les réactions négatives
Comme on pouvait s’y attendre, le lancement de Mechanize est controversé. Si certains font l’éloge de Besiroglu, notamment pour son travail en tant qu’associate director chez Epoch.ai, les réactions négatives sur les réseaux sociaux sont actuellement plus nombreuses que les positives. Mais cela n’empêche pas Besiroglu et son équipe de poursuivre leur projet.
Au contraire, Besiroglu réaffirme avec encore plus de force que Mechanize fera progresser l’économie. Interrogé sur la manière dont les humains pourraient survivre sans salaire régulier, Besiroglu a déclaré à TechCrunch que les salaires ne sont pas le seul facteur déterminant d’une économie solide. Il a également suggéré que la plupart des gens pourraient vivre d’autres sources de revenus, notamment des programmes d’aide sociale financés par l’État.
Comprendre la mission de Mechanize
L’équipe derrière Mechanize doit relever un défi de taille. Besiroglu prévoit de commencer modestement en se concentrant d’abord uniquement sur les emplois de bureau. Mais son idée d’utiliser des agents d’IA pour automatiser l’ensemble de la main-d’œuvre mondiale reste l’objectif ultime de la nouvelle start-up et, d’après toutes ses communications jusqu’à présent, il entend bien aller jusqu’au bout.


