L’ancienne Chief Technology Officer d’OpenAI, Mira Murati, a annoncé sa nouvelle entreprise, Thinking Machines Lab, une start-up spécialisée dans l’intelligence artificielle basée à San Francisco et axée sur l’amélioration de la collaboration entre les humains et l’IA. L’entreprise a déclaré vouloir rendre les systèmes d’IA plus accessibles, plus compréhensibles et plus personnalisables. Elle a déjà attiré une équipe d’environ 30 chercheurs et ingénieurs de premier plan — dont beaucoup ont été recrutés chez d’autres géants de la tech, notamment OpenAI, Meta et Mistral.
John Schulman, cofondateur d’OpenAI et figure clé du développement de ChatGPT, sera le chief scientist de Thinking Machines Lab, tandis que l’ancien VP of Research d’OpenAI, Barret Zoph, devient le nouveau Chief Technology Officer. Parmi les autres recrues importantes figurent les anciens d’OpenAI Jonathan Lachman et Alexander Kirillov, ainsi que des experts venus de Google, Meta, Mistral et Character AI, témoignant de la diversité des talents mobilisés pour faire progresser la technologie de l’IA.
Entreprise d’intérêt public : l’IA au service du bien commun ?
Murati a structuré Thinking Machines Lab comme une entreprise d’intérêt public afin de souligner son engagement à développer une IA avancée, à la fois accessible et bénéfique pour le public. La mission de l’entreprise s’articule autour de trois objectifs principaux : aider les utilisateurs à adapter les systèmes d’IA à des besoins spécifiques, poser les bases de systèmes d’IA plus performants et favoriser la science ouverte afin d’améliorer notre compréhension collective de l’IA et des technologies connexes.
Affirmant son profond attachement à la transparence, Murati a déclaré que l’entreprise prévoyait de publier régulièrement des notes techniques et des articles, ainsi que de partager du code, afin de réduire l’écart entre les progrès rapides de l’IA et la compréhension du public, et de contribuer à ce que le développement de l’IA progresse dans le respect des valeurs humaines et de la sécurité.
L’exode d’OpenAI alimente Thinking Machines Lab… et la controverse
Murati a brièvement occupé le poste de CEO par intérim d’OpenAI lors d’un conflit de gouvernance, avant de quitter l’entreprise en septembre 2024. Son départ s’inscrivait dans une vague plus large de démissions qui a fragmenté le paysage de l’IA et alimenté les spéculations sur l’avenir de la concurrence. La mission de Thinking Machines Lab suscite également l’intérêt, alors qu’une controverse autour de la propre mission d’OpenAI fait l’actualité.
Le cofondateur d’OpenAI Elon Musk affirme que l’organisation s’est éloignée de sa mission initiale consistant à développer une IA au bénéfice de l’humanité. Il lui reproche d’être passée du statut de laboratoire de recherche à but non lucratif à celui d’entité à but lucratif étroitement liée à Microsoft, estimant que cette évolution contredit l’engagement initial d’OpenAI en faveur de la recherche ouverte et de l’intérêt public. En réponse, le CEO Sam Altman a défendu cette évolution et rétorqué que Musk lui-même avait réclamé davantage de contrôle et de gains financiers lorsqu’il était impliqué dans l’organisation, faisant de ce conflit un affrontement très médiatisé sur l’avenir de la gouvernance de l’intelligence artificielle et de l’éthique des entreprises.
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