Pour les médecins submergés par les tâches administratives, Oracle promet de leur restituer l’une de leurs ressources les plus rares : du temps.
Selon Oracle, la fonction de génération de notes d’Oracle Health Clinical AI Agent a fait gagner plus de 400 000 heures aux médecins américains au cours des presque deux années qui ont suivi son lancement. L’entreprise n’a pas précisé comment elle avait calculé ce chiffre ni s’il avait fait l’objet d’une vérification indépendante.
Oracle a enrichi Oracle Health Clinical AI Agent aux États-Unis avec une dictée en temps réel, une revue des dossiers assistée par l’IA et des suggestions de codes d’honoraires professionnels pour les consultations ambulatoires. Ces fonctionnalités peuvent transcrire la parole en documentation clinique, faire ressortir les informations pertinentes des dossiers médicaux électroniques et recommander des codes de facturation que les cliniciens peuvent examiner.
Comment fonctionnent les nouvelles fonctionnalités d’IA clinique d’Oracle
L’un des principaux arguments avancés par Oracle Health pour intégrer cette innovation aux systèmes de santé est que les médecins devraient se concentrer sur les soins aux patients, et non sur des tâches administratives comme la prise de notes.
Randy Thompson, Chief Health Analytics Officer chez Billings Clinic, a décrit l’effet sur les médecins: « Oracle Clinical AI Agent nous a permis de nous concentrer sur l’amélioration de la vie des médecins en réduisant la charge liée à la documentation et les efforts cognitifs, et en leur permettant de consacrer davantage de temps aux activités qu’ils aiment. »
Bien que l’agent contribue à documenter le travail, il revient aux cliniciens d’examiner, de modifier et, en dernier lieu, de soumettre le dossier.
La vérification humaine reste un élément important du flux de travail assisté par l’IA. Les cliniciens peuvent dicter du texte dans des champs tandis que l’agent transcrit leur discours pour permettre sa vérification, sa modification et sa finalisation.
Outre son aide à la documentation, l’agent peut recommander des codes d’honoraires professionnels en fonction des conversations tenues pendant les consultations. Après avoir examiné un patient, l’agent propose les codes d’honoraires à partir des échanges entre le patient et le médecin. Oracle affirme que cette approche « limite le travail supplémentaire causé par des informations inexactes ou incomplètes ».
Comme pour la documentation assistée par l’agent, le médecin prend également la décision finale concernant le code d’honoraires à saisir dans le système.
Comment les organisations de santé peuvent réagir
Les Chief Medical Information Officers (CMIO) doivent déterminer s’ils devraient intégrer un système comme Oracle Health à leurs logiciels d’entreprise.
Oracle Health Clinical Agent améliore considérablement l’efficacité des échanges entre les médecins et les patients ; toutefois, il soulève également de nouveaux enjeux en matière de confidentialité et de sécurité des données.
Autoriser des acteurs autonomes à accéder aux dossiers médicaux électroniques (EHR) peut présenter des risques pour la sécurité des données de l’historique médical des patients, compte tenu du récent comportement d’« agent rebelle » observé chez des agents d’entreprises comme OpenAI et Anthropic. Le risque est réel et actuel.
Oracle affirme toutefois avoir mis en place des mesures de protection au niveau de la plateforme. Celles-ci comprennent des défenses contre des schémas d’attaque connus comme l’empoisonnement des données, l’injection de requêtes et la manipulation de sorties sensibles.
Oracle Health Clinical Agent a montré qu’il pouvait accroître la productivité des médecins en prenant en charge des tâches routinières qui ne sont pas directement liées aux soins aux patients. Alors que les hôpitaux cherchent des moyens innovants d’améliorer leurs services, les agents d’IA pourraient constituer une solution à envisager.
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