Adobe veut aller au-delà de la part de hasard qui caractérise la génération d’images par IA en vous permettant d’enseigner précisément à ses outils l’apparence que vous souhaitez donner à votre travail.
Pendant longtemps, utiliser l’IA revenait à jouer aux dés : on saisissait une invite en espérant que l’ordinateur devine correctement ce que l’on avait en tête. Adobe change la donne avec le lancement de Firefly Custom Models en bêta publique. Plutôt que de s’appuyer sur un style général, vous pouvez désormais entraîner l’IA à l’aide de 10 à 30 de vos propres images.
Qu’il s’agisse d’un coup de pinceau particulier que vous utilisez dans vos illustrations ou de la manière précise dont vous éclairez vos photos, l’IA apprend votre signature pour s’assurer que chaque nouvelle image qu’elle génère semble réellement venir de vous.
« L’IA générative est née d’une idée aussi simple que révolutionnaire : saisir une invite, obtenir une image », a écrit l’entreprise. « Le processus créatif évolue désormais vers des workflows plus fluides, propulsés par l’IA, où vous générez, affinez et façonnez vos idées pour en faire des créations qui vous appartiennent véritablement. »
Selon l’entreprise, le processus évolue désormais vers un workflow « conversationnel » plus naturel, où l’IA agit davantage comme un partenaire que comme une machine à sous.
Résoudre la crise identitaire des marques
Pour les créateurs professionnels et les grandes entreprises, le principal problème posé par l’IA a toujours été la cohérence.
Il est difficile de bâtir une marque si chaque image présente de légères différences. Ces nouveaux modèles personnalisés sont conçus pour résoudre ce problème en se concentrant sur trois domaines : les styles d’illustration, les personnages spécifiques qui doivent rester identiques dans chaque scène et les rendus photographiques.
« Qui que vous soyez, construire une identité visuelle demande des années d’investissement. La préserver à travers les médias, les campagnes, les formats et les plateformes exige une véritable intention. Pour développer une marque, il faut produire en continu des contenus qui expriment de manière cohérente qui vous êtes. Ces contenus doivent être les vôtres, et à vous seul », a écrit Adobe.
Vie privée et question des œuvres volées
L’une des principales inquiétudes dans le monde de l’art concerne la possibilité que l’IA vole des œuvres pour apprendre. Adobe tente de prendre les devants en rendant tous les modèles personnalisés privés par défaut. Ainsi, si vous entraînez un modèle avec vos œuvres, Adobe n’utilisera pas ces données pour entraîner son système Firefly généraliste.
Deepa Subramaniam, vice-présidente du marketing produit pour les professionnels de la création chez Adobe, a déclaré à Digital Camera World: « Vos données vous appartiennent. »
La responsabilité revient toutefois toujours à l’utilisateur, qui doit agir de manière équitable. La page d’aide d’Adobe précise que les utilisateurs devront confirmer qu’ils disposent des droits sur les images importées, afin de garantir qu’ils ne « portent pas atteinte aux droits d’auteur, aux droits de propriété intellectuelle, au droit à l’image ou au respect de la vie privée d’autrui ».
Davantage de modèles, des montages accélérés et un assistant IA bavard
Custom Models n’était pas la seule annonce.
Adobe a également confirmé que Firefly donne désormais accès à plus de 30 modèles d’IA tiers au même endroit, notamment Google Veo 3,1, Runway Gen-4,5, ainsi qu’à Kling 2,5 Turbo et à son propre modèle Firefly Image Model 5, désormais disponible pour tous. Adobe propose actuellement des générations illimitées de vidéos et d’images dans toute cette bibliothèque de modèles.
Côté vidéo, une nouvelle fonctionnalité appelée Quick Cut promet de prendre des séquences brutes et de les organiser en un premier montage structuré en quelques minutes, un raccourci utile pour les créateurs de contenu qui passent des heures à assembler un premier montage.
L’entreprise élargit également l’accès à Project Moonlight, une bêta privée d’interface d’IA conversationnelle. Au lieu de saisir une invite statique, les utilisateurs discutent avec un assistant IA capable d’effectuer de véritables actions dans les applications Adobe, ce qui permet de passer du concept à la réalisation au fil d’un échange plus naturel et interactif.
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