Ford apporte un nouveau type d’intelligence à votre voiture.
Le constructeur automobile a annoncé mercredi au CES 2026 qu’il lancerait un assistant IA conçu pour comprendre à la fois le conducteur et son véhicule spécifique, d’abord via les applications Ford et Lincoln début 2026, puis directement intégré aux véhicules en 2027.
Contrairement aux assistants embarqués classiques qui se chargent de commandes simples, comme ouvrir le toit ouvrant ou régler la climatisation, l’assistant IA de Ford promet une intégration plus poussée. Mike Aragon, président des services intégrés chez Ford, a déclaré que l’assistant était «une intelligence profonde et personnalisée qui connaît votre véhicule spécifique, comprend vos besoins particuliers et anticipe vos envies à chaque trajet ».
L’IA peut accomplir des tâches aussi pratiques qu’aider les conducteurs à charger la benne de leur pick-up. Par exemple, les utilisateurs pourraient prendre une photo de bois de chauffage ou de paillis et demander à l’assistant quelle quantité peut tenir dans leur pick-up. Ford affirme que le système analyse l’image et fournit une réponse adaptée aux dimensions et à la configuration exactes de la benne.
Sammy Omari, responsable des systèmes avancés d’aide à la conduite de Ford, a déclaré à Business Insider : « Nous n’allons pas entrer directement en concurrence avec Google, OpenAI ou Meta. En revanche, nous prenons un LLM disponible et nous nous l’approprions en lui donnant accès à toutes les informations pertinentes sur le véhicule de la personne. »
La conduite sans surveillance visuelle d’ici 2028
L’assistant IA n’est que le prélude à un projet bien plus ambitieux : la conduite autonome de niveau 3. Ford a annoncé qu’il lancerait une version de sa technologie BlueCruise permettant de conduire « sans les yeux et sans les mains » d’ici 2028.
Contrairement aux systèmes actuels, qui exigent de garder les yeux rivés sur la route, cette technologie de nouvelle génération permettra légalement aux conducteurs de détourner le regard pendant que la voiture prend en charge l’autoroute. Elle fera ses débuts sur la nouvelle plateforme « Universal Electric Vehicle » (UEV) de Ford, une architecture spécialisée développée par une équipe « skunkworks » en Californie.
Le premier véhicule à recevoir ce « cerveau » sera un pick-up électrique de taille intermédiaire, lancé en 2027 avec un prix cible d’environ 30 000 dollars US.
Pour éviter que ces fonctionnalités ne deviennent réservées au « luxe », Ford rapatrie leur développement. Plutôt que de s’en remettre à des fournisseurs externes, l’entreprise conçoit ses propres modules informatiques et sa propre architecture logicielle.
En construisant un « cerveau de véhicule » plus unifié, 44 % plus petit et 30 % moins cher que les systèmes actuels, Ford espère faire de la conduite « sans surveillance visuelle » une réalité pour le plus grand nombre, et pas seulement pour les privilégiés.
« En concevant nous-mêmes nos logiciels et notre matériel, nous avons trouvé le moyen de rendre cette technologie plus abordable », a écrit dans un billet de blog Doug Field, le directeur de Ford chargé des véhicules électriques et des logiciels, en soulignant que l’assistant vise à servir tous les clients, et pas seulement ceux qui achètent de nouveaux modèles.
À lire aussi : La voiture autonome de Nvidia qui réfléchit ouvre la voie à un avenir où les véhicules pourront expliquer les décisions qu’ils prennent.

