Le rapport 2024 Global AI Vibrancy Tool de l’Institute for Human-Centered Artificial Intelligence (HAI) de Stanford University met en évidence une nette disparité dans le développement de l’IA entre les États-Unis et la Chine. Le rapport présente les États-Unis comme le leader mondial incontesté de l’intelligence artificielle, loin devant la Chine, deuxième. L’outil agrège 42 indicateurs répartis entre huit piliers essentiels pour évaluer les pays : recherche et développement, IA responsable, économie, éducation, diversité, politique et gouvernance, opinion publique et infrastructure.
L’outil offre aux responsables politiques, aux entreprises et aux chercheurs un aperçu approfondi des AI écosystèmes de 36 pays. Du financement privé et des brevets liés à l’IA aux publications de recherche et aux initiatives politiques, il quantifie le développement de l’IA et identifie les leaders du secteur.
Les États-Unis consolident leur leadership dans l’IA
Les États-Unis se sont imposés comme le leader incontesté dans le rapport HAI de cette année, avec un score d’indice pondéré de 70,06 — près du double de celui de la Chine, à 40,17. Les principaux facteurs de la domination américaine sont les suivants :
- Force d’investissement : En 2023, les États-Unis ont attiré 67,2 milliards de dollars de financement privé de l’IA, contre 7,8 milliards de dollars pour la Chine
- Pôle d’innovation : Le pays a publié 61 modèles d’apprentissage automatique remarquables, devançant la Chine et ses 15 modèles
- Priorité à l’IA responsable : Les États-Unis sont à la pointe de la recherche sur l’IA responsable, en mettant l’accent sur l’éthique et la transparence dans le développement de l’IA
L’avance américaine ne se limite pas aux investissements. Les États-Unis arrivent en tête des indicateurs de recherche sur l’IA responsable, leurs institutions mettant l’accent sur un déploiement éthique de l’IA. Le pays compte également le plus grand nombre d’offres d’emploi liées à l’IA et de start-up d’IA nouvellement financées, signe d’un écosystème florissant.
La Chine : solide, mais à la traîne
Si la Chine est en tête pour les brevets liés à l’IA et affiche une solide production scientifique, sa domination reste limitée à certains domaines. Des entreprises chinoises comme Baidu ont progressé dans l’IA générative, mais le pays peine à rivaliser avec les États-Unis en matière de financement privé et d’influence mondiale. Les investissements chinois en R&D et sa production de modèles d’IA fondamentaux sont remarquables. Toutefois, les données du Global Vibrancy Tool confirment que ces efforts ne suffisent pas à combler l’écart croissant avec les États-Unis.
Les autres acteurs mondiaux de l’IA
D’autres pays progressent également dans le domaine de l’IA. Le Royaume-Uni — classé troisième — est un leader mondial en matière d’éducation et de gouvernance politique, comme l’illustre son rôle dans l’organisation du premier AI Safety Summit en 2023. L’Inde, qui occupe la quatrième place, s’impose comme un poids lourd de la recherche en IA, en tête des citations mondiales dans les conférences sur l’IA et en progressant dans les indicateurs économiques.
Les Émirats arabes unis complètent le top 5, portés par d’importants investissements dans les activités économiques liées à l’IA, notamment les introductions en bourse et les prises de participations minoritaires. La France, la Corée du Sud, l’Allemagne, le Japon et Singapour complètent le top 10, illustrant la croissance des investissements, de l’opinion publique, de l’excellence de la recherche et des infrastructures destinées à soutenir l’innovation en IA.

