7 robots humanoïdes à l’avant-garde de la course à l’IA matérielle en Asie-Pacifique

UBTech Robotics.

Image: UBTech Robotics

Written By
Matt Gonzales
Matt Gonzales
May 21, 2026
6 minute read
eWeek content and product recommendations are editorially independent. We may make money when you click on links to our partners. Learn More

La course aux robots humanoïdes commence à pencher vers l’Est.

En Chine, au Japon, en Corée du Sud et à Hong Kong, des robots humanoïdes sont conçus pour les usines, les hôpitaux, les laboratoires de recherche et les services. Certains sont destinés à soulever et trier des objets. D’autres apprennent à suivre des instructions, à remplacer eux-mêmes leurs batteries ou à transformer des modèles d’IA en mouvements physiques.

Le résultat est une nouvelle compétition matérielle qui se cache dans l’essor de l’IA. La prochaine grande plateforme d’IA ne sera peut-être ni un chatbot ni un téléphone. Ce pourrait être une machine dotée de bras, de jambes et de capteurs, avec une fâcheuse tendance à tomber et un coût très élevé.

1. Unitree G1

Unitree in running pose.
Image: Unitree

Siège social : Hangzhou, Chine

Le Unitree G1 chinois est peut-être l’un des signes les plus évidents que les robots humanoïdes deviennent plus accessibles. Unitree présente le G1 comme une plateforme humanoïde adaptée aux développeurs, dotée de capacités de perception, de mobilité et d’entraînement à l’IA destinées aux chercheurs et aux entreprises qui expérimentent l’intelligence incarnée.

Son importance est en partie économique. Les robots humanoïdes ont toujours été des machines de laboratoire coûteuses, mais des plateformes moins chères pourraient élargir le cercle des développeurs capables de tester le contrôle des mouvements, la manipulation, l’apprentissage par imitation et les cas d’usage en entreprise.

Si la course aux robots en Asie-Pacifique devient une question de volume, Unitree fait partie des entreprises qui cherchent à l’y pousser en premier.

2. UBTech Walker S2

UBTech Walker S2
Image: UBTech

Siège social : Shenzhen, Chine

Le Walker S2 d’UBTech s’articule autour de l’une des questions les plus pragmatiques de la robotique humanoïde : comment le robot continue-t-il à fonctionner une fois la démonstration terminée ? L’entreprise présente le Walker S2 comme un humanoïde industriel capable de remplacer automatiquement ses propres batteries, une fonctionnalité conçue pour réduire les temps d’arrêt dans les usines et les environnements logistiques.

Advertisement

C’est important, car la robotique d’entreprise ne se gagne pas avec des mouvements spectaculaires בלבד. Les robots doivent offrir disponibilité, répétabilité et sécurité, tout en s’intégrant aux flux de travail existants. Le Walker S2 donne à la course asiatique un avantage plus opérationnel : les humanoïdes y sont moins jugés sur leur ressemblance avec les humains que sur leur capacité à rester productifs sur le terrain.

3. AgiBot A2

AgiBot A2.
Image: VCG

Siège social : Shanghai, Chine

Basée à Shanghai, AgiBot adopte pleinement le concept d’« IA incarnée ». Sa gamme A2 s’inscrit dans une initiative plus large comprenant du matériel humanoïde, des plateformes de développement et des jeux de données destinés à aider les robots à apprendre à partir d’environnements physiques.

L’importance d’AgiBot tient à sa pile technologique. L’entreprise ne se contente pas de vendre une enveloppe humanoïde ; elle cherche à intégrer matériel, données, outils pour développeurs et intelligence robotique au sein d’un même écosystème. Elle illustre ainsi la manière dont le secteur chinois de la robotique tente de développer les humanoïdes comme des plateformes plutôt que comme de simples produits.

4. Fourier GR-2

Fourier GR-2.
Image: Fourier

Siège social : Shanghai, Chine

Le GR-2 de Fourier donne à la course aux humanoïdes en Asie-Pacifique une dimension liée à la santé et à la rééducation. Le robot s’appuie sur le précédent humanoïde GR-1 de l’entreprise et reflète l’expérience plus large de Fourier dans la robotique de rééducation, l’assistance à la mobilité et l’automatisation centrée sur l’humain.

Cette expérience donne au GR-2 un profil différent de celui des humanoïdes conçus d’abord pour les entrepôts ou les usines. Au lieu de se concentrer uniquement sur le travail industriel, Fourier se positionne dans les domaines de l’aide aux personnes âgées, de la thérapie, de l’assistance hospitalière et de la mobilité, autant de secteurs où le vieillissement de la population pourrait créer une forte demande en robotique d’assistance.

Le défi consistera à prouver que les formats humanoïdes peuvent réellement apporter une valeur ajoutée dans des environnements de soins sensibles.

Advertisement

5. Rainbow Robotics HUBO

Rainbow Robotics HUBO.
Image: Rainbow Robotics

Siège social : Daejeon, Corée du Sud

La Rainbow Robotics sud-coréenne apporte à cette liste sa crédibilité universitaire et son élan industriel. L’entreprise est issue des travaux de KAIST sur la robotique humanoïde et s’inscrit dans la lignée de HUBO, l’un des programmes de robots humanoïdes les plus connus de Corée du Sud.

Son importance s’est accrue à mesure que Samsung s’est davantage engagé dans la robotique. Ce lien renforce la cohérence de l’écosystème de Rainbow Robotics, car les robots humanoïdes auront besoin de bien plus que d’une mécanique ingénieuse. Il leur faudra des puces, des batteries, des capteurs, des capacités de production, des logiciels et des canaux commerciaux.

Rainbow Robotics contribue à montrer comment la Corée du Sud pourrait intégrer les humanoïdes à une stratégie plus large dans le domaine de l’IA matérielle.

6. Kawada NEXTAGE

Kawada NEXTAGE.
Image: Kawada Industries

Siège social : Tokyo, Japon

Le Kawada NEXTAGE japonais n’est pas un humanoïde marcheur au sens que lui donne la science-fiction, mais c’est l’un des exemples les plus concrets d’automatisation à forme humaine déjà destiné à des tâches réelles. Ce système à deux bras est conçu pour des environnements de fabrication où les robots doivent travailler aux côtés des humains et s’adapter aux lignes de production existantes.

NEXTAGE est important, car il représente un juste milieu pratique entre les bras robotisés industriels traditionnels et les humanoïdes entièrement mobiles. De nombreuses entreprises n’auront peut-être pas immédiatement besoin d’un robot doté de jambes. Elles pourraient plutôt rechercher un humanoïde fiable doté d’un torse et de bras, capable d’utiliser des outils, de manipuler des pièces et de s’intégrer à des espaces de travail conçus pour les humains.

Advertisement

NEXTAGE constitue ainsi un utile rappel à la réalité face à l’engouement général pour les humanoïdes.

7. Alter3

Alter3 humanoid robot.
Image: VCG

Siège social : Tokyo, Japon

L’Alter3 japonais met plus directement en évidence la dimension IA de la robotique humanoïde. Cet androïde de recherche a servi à étudier comment les grands modèles de langage peuvent générer des mouvements physiques, notamment des postures et des séquences de mouvements, à partir d’instructions en langage naturel.

Alter3 ne sera probablement pas le robot qui prendra demain son poste dans un entrepôt. Sa valeur est davantage expérimentale : il s’agit de déterminer si les modèles d’IA peuvent devenir des contrôleurs utiles pour des corps, et pas seulement des interfaces conversationnelles. Cette question se trouve au cœur de l’IA incarnée. Si les robots doivent se déplacer intelligemment dans le monde, ils auront besoin de systèmes capables de traduire le langage, l’intention, la perception et l’action en comportements physiques coordonnés.

Quel avenir pour la course aux robots humanoïdes en Asie-Pacifique ?

La course aux robots humanoïdes n’en est encore qu’à ses débuts, elle est coûteuse et jalonnée de déconvenues techniques.

Ces machines peuvent trébucher, peiner et faire des promesses excessives. Mais la tendance se précise : les entreprises de robotique de l’Asie-Pacifique tentent de transformer l’IA, qui se contente de répondre aux questions, en une technologie capable d’agir dans le monde physique. Ce changement pourrait faire des robots humanoïdes l’un des prochains grands bancs d’essai du matériel d’IA.

Les gagnants ne construiront pas simplement la machine à l’apparence la plus humaine. Ils construiront des robots utiles, fiables, abordables et suffisamment sûrs pour travailler aux côtés des humains.

Pour l’instant, les robots humanoïdes de l’Asie-Pacifique ne remplacent pas la main-d’œuvre. Ils révèlent plutôt où pourrait commencer la prochaine expérience sur le travail de demain.

Plus d’informations : lisez l’article connexe d’eWeek sur la manière dont la stratégie chinoise en matière de robots humanoïdes pourrait transformer la pression démographique en avantage dans l’automatisation à l’échelle de l’Asie-Pacifique.

Matt Gonzales

Matt Gonzales is the Managing Editor of Cybersecurity for eSecurity Planet. An award-winning journalist and editor, Matt brings over a decade of expertise across diverse fields, including technology, cybersecurity, and military acquisition. He combines his editorial experience with a keen eye for industry trends, ensuring readers stay informed about the latest developments in cybersecurity.

eWeek Logo

eWeek has the latest technology news and analysis, buying guides, and product reviews for IT professionals and technology buyers. The site's focus is on innovative solutions and covering in-depth technical content. eWeek stays on the cutting edge of technology news and IT trends through interviews and expert analysis. Gain insight from top innovators and thought leaders in the fields of IT, business, enterprise software, startups, and more.

Property of TechnologyAdvice. © 2026 TechnologyAdvice. All Rights Reserved

Advertiser Disclosure: Some of the products that appear on this site are from companies from which TechnologyAdvice receives compensation. This compensation may impact how and where products appear on this site including, for example, the order in which they appear. TechnologyAdvice does not include all companies or all types of products available in the marketplace.