Un tribunal indien estime que l’entraînement de ChatGPT par OpenAI sur des contenus d’ANI ne constitue pas une violation du droit d’auteur

OpenAI on smartphone.

Image: Zac Wolff/Unsplash

Jul 27, 2026
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OpenAI a remporté une victoire majeure en matière de droit d’auteur lié à l’IA en Inde, un tribunal de Delhi ayant estimé que l’entraînement de ChatGPT sur des contenus de l’agence de presse ANI ne violait pas la législation sur le droit d’auteur.

La Haute Cour de Delhi a estimé vendredi que l’utilisation par OpenAI de contenus publiés par ANI pour entraîner les grands modèles de langage (LLM) qui alimentent ChatGPT ne constituait pas, à ce stade, une violation du droit d’auteur.

La décision est intervenue après qu’ANI, l’une des principales agences de presse indiennes, a intenté une action en justice contre OpenAI en novembre 2024, accusant l’entreprise d’utiliser ses articles protégés par le droit d’auteur sans autorisation pour entraîner des modèles d’IA. ANI affirmait également que ChatGPT avait produit des articles fabriqués de toutes pièces et les avait attribués à tort à l’agence de presse.

Le juge Amit Bansal a rejeté la demande d’injonction provisoire d’ANI, qui aurait empêché OpenAI d’utiliser ses contenus pendant la poursuite de la procédure au fond. Le tribunal a estimé qu’ANI n’avait fourni aucun élément montrant que ChatGPT avait mémorisé ou reproduit ses articles dans les réponses générées pour les utilisateurs.

Les données d’entraînement relèvent de l’exception de recherche, estime le tribunal

Un aspect essentiel de la décision concerne l’interprétation par le tribunal de la loi indienne sur le droit d’auteur. Le juge Bansal a déclaré que le stockage des articles d’ANI pour entraîner les modèles qui alimentent ChatGPT relevait de l’exception de fair dealing prévue par la loi pour la recherche.

« Je suis, prima facie, d’avis que l’acte d’OpenAI consistant à stocker les œuvres originales récupérées d’ANI afin d’entraîner les LLM sous-jacents à ChatGPT relève de l’article 52(1)(a) de la loi sur le droit d’auteur (fair dealing) et ne constitue donc pas une violation… », a déclaré le juge Amit Bansal dans sa décision, selon The Indian Express.

Le tribunal a également estimé que les réponses de ChatGPT produites grâce à la génération augmentée par récupération (RAG) n’étaient pas substantiellement similaires aux contenus originaux d’ANI et ne constituaient donc pas une violation du droit d’auteur. OpenAI a fait valoir que ses modèles ne stockaient pas les données d’entraînement sous la forme d’une base de données d’articles directement consultable.

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L’entreprise a également affirmé que les données d’entraînement étaient stockées en dehors de l’Inde et que ses modèles avaient été améliorés au fil du temps afin de réduire le risque de reproduire les contenus d’entraînement.

Un test décisif pour les règles relatives à l’IA et au droit d’auteur

Cette affaire constitue la première décision majeure d’un tribunal indien à examiner si des entreprises d’IA peuvent entraîner de grands modèles de langage à l’aide de contenus d’actualité protégés par le droit d’auteur sans licence.

Des litiges similaires sont en cours dans d’autres pays, notamment des actions en justice impliquant OpenAI aux États-Unis et au Canada. L’issue de ces affaires pourrait influencer la manière dont les entreprises d’IA accèdent aux contenus en ligne et dont les éditeurs protègent leur travail. La décision de Delhi ne constitue toutefois pas un jugement définitif sur l’ensemble du litige. ANI peut continuer à faire valoir ses prétentions et pourrait faire appel de la décision.

Ce que la décision signifie pour les entreprises d’IA et les éditeurs

Pour les développeurs d’IA, la décision apporte un certain soutien juridique à l’utilisation de contenus protégés par le droit d’auteur et accessibles au public pour entraîner des modèles en Inde, du moins tant que les tribunaux continuent de définir les limites de l’utilisation de contenus protégés par le droit d’auteur liée à l’IA.

La décision pourrait également permettre plus facilement aux entreprises qui développent des systèmes d’IA en Inde de faire valoir qu’exiger des licences individuelles pour chaque élément de données d’entraînement compliquerait le développement de l’IA à grande échelle. Le tribunal a relevé que bloquer l’entraînement de l’IA pourrait affecter le développement des modèles de langage et avoir des conséquences plus larges pour la société.

Pour les éditeurs et les organes de presse, la décision soulève des inquiétudes quant à la manière dont les systèmes d’IA tirent parti de plusieurs années de reportage, de vérification et de travail éditorial. Les entreprises de presse soutiennent que les réponses générées par l’IA pourraient réduire le trafic vers les articles originaux et fragiliser les modèles économiques existants.

La suite pour les règles relatives à l’IA et au droit d’auteur

L’affaire met en lumière une tension croissante entre la promotion de l’innovation en matière d’IA et la protection des créateurs dont le travail contribue à alimenter ces systèmes.

Bien que la Haute Cour de Delhi n’ait trouvé aucune preuve que ChatGPT se contentait de reproduire les articles d’ANI, de futures affaires pourraient se concentrer davantage sur la question de savoir si les contenus générés par l’IA concurrencent les créateurs originaux ou réduisent la valeur de leur travail. 

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À mesure que les entreprises d’IA continuent d’entraîner des modèles toujours plus performants, les tribunaux du monde entier joueront probablement un rôle majeur pour déterminer où se situe la frontière entre recherche, transformation et utilisation non autorisée.

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Aminu Abdullahi

Aminu Abdullahi is a B2C and B2B technology and finance writer with more than six years of experience covering enterprise IT, cybersecurity, cloud computing, artificial intelligence, fintech, business software, and emerging technologies. His work has appeared in publications including TechRepublic, eWEEK, Channel Insider, Geekflare, Enterprise Networking Planet, eSecurity Planet, CIO Insight, and Webopedia. With a technical background in computer science, he specializes in translating complex technology topics into clear, accessible content for business leaders and decision-makers.

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