Le Pentagone intègre Nvidia, Microsoft, Amazon et Reflection AI à son offensive sur l’IA classifiée

The Pentagon.

The Pentagon. Image: Creative Commons

Written By
David Curry
David Curry
May 5, 2026
3 minute read
eWeek content and product recommendations are editorially independent. We may make money when you click on links to our partners. Learn More

Le Pentagone a signé des accords avec Nvidia, Microsoft, Reflection AI et Amazon pour utiliser leurs outils et infrastructures d’IA dans le cadre de programmes classifiés, portant à sept le nombre total de fournisseurs d’IA bénéficiant du statut d’accès aux programmes classifiés.

OpenAI, SpaceX par l’intermédiaire de xAI et Google faisaient déjà partie de cet accord, qui autorise le département de la Défense à déployer leur technologie pour « toute utilisation légale ». Il aura accès aux modèles d’IA de SpaceX, d’OpenAI, de Google et de Nvidia, tout en utilisant les infrastructures d’IA d’Amazon Web Services et de Microsoft Azure.

Il pourrait également avoir accès aux versions alpha ou bêta privées des modèles de Reflection AI, l’entreprise n’ayant pas encore publié de modèle.

Les retombées de l’affaire Anthropic élargissent la liste des fournisseurs d’IA du Pentagone

Le Pentagone a considérablement élargi le nombre d’entreprises bénéficiant du statut d’accès aux programmes classifiés après des désaccords avec Anthropic.

Le gouvernement américain a alors qualifié l’entreprise de risque pour la chaîne d’approvisionnement. L’expression « toute utilisation légale » était au cœur du désaccord : le CEO d’Anthropic, Dario Amodei, estimait qu’elle n’allait pas assez loin et n’empêcherait pas le département de la Défense d’utiliser son modèle d’IA, Claude, pour la surveillance de masse sur le territoire américain ou pour des armes autonomes létales.

Le Pentagone a alors annulé un contrat de 200 millions de dollars US avec Anthropic et l’a qualifiée de risque pour la chaîne d’approvisionnement, une première pour une entreprise basée aux États-Unis. À l’époque, Anthropic était le seul développeur de modèles d’IA bénéficiant du statut d’accès aux programmes classifiés, ce qui a obligé le Pentagone à signer rapidement des accords avec des concurrents tels qu’OpenAI.

Anthropic a poursuivi le gouvernement américain en justice, affirmant avoir perdu des millions de dollars de contrats en raison de cette désignation.

Malgré ces désaccords, on ignore si le gouvernement américain a cessé d’utiliser Anthropic. L’entreprise aurait fourni un modèle d’IA essentiel à certains travaux de planification de la guerre en Iran, et Anthropic a présenté son tout dernier modèle, Mythos, à plusieurs membres de l’administration Trump

La National Security Agency, qui relève du département de la Défense, aurait obtenu accès à Mythos et le testerait sur sa propre infrastructure ainsi que sur les systèmes de Microsoft.

Advertisement

Anthropic n’est pas la seule entreprise mécontente

Si Anthropic est peut-être la seule entreprise dont le CEO a publiquement exprimé son mécontentement envers le Pentagone, de nombreux employés de ces entreprises font entendre leur voix. Environ 600 employés des divisions IA et Cloud de Google ont signé une lettre adressée au CEO Sundar Pichail’exhortant à mettre fin à l’accord.

Les employés de Google se sont déjà exprimés publiquement contre les contrats gouvernementaux. En 2018, une pétition signée par 4 000 personnes pour mettre fin à un programme d’analyse de drones baptisé Project Maven avait conduit au non-renouvellement du contrat. La même année, Google s’était retiré de l’appel d’offres pour un projet cloud lié au Pentagone. 

Ces dernières années, la direction de Google a riposté à l’opposition de ses employés, licenciant environ 50 personnes qui protestaient contre un projet cloud entre Google et le gouvernement israélien.

OpenAI a connu ses propres désaccords internes, avec la démission d’un responsable senior du matériel de l’entreprise après la signature d’un accord avec le Pentagone. Une lettre similaire adressée au CEO Sam Altman a été envoyée par des centaines d’employés, mais aucune mesure n’a encore été prise pour modifier ou résilier leur contrat avec le Pentagone.

À lire aussi : Les tests menés par la NSA sur le modèle Mythos d’Anthropic ont soulevé des questions sur l’accès du gouvernement à l’IA, les tests de cybersécurité et les limites de l’usage militaire.

David Curry

David Curry is a tech journalist and analyst with over a decade of experience writing for established outlets. He holds a master’s degree in International Journalism from the University of Leeds and has covered the technology sector since the early 2010s. His work focuses on B2B technology, data journalism, mobile apps and app markets, artificial intelligence, digital platforms, and emerging technologies. He earned a BA from the University of Lincoln and an MA from the University of Leeds.

eWeek Logo

eWeek has the latest technology news and analysis, buying guides, and product reviews for IT professionals and technology buyers. The site's focus is on innovative solutions and covering in-depth technical content. eWeek stays on the cutting edge of technology news and IT trends through interviews and expert analysis. Gain insight from top innovators and thought leaders in the fields of IT, business, enterprise software, startups, and more.

Property of TechnologyAdvice. © 2026 TechnologyAdvice. All Rights Reserved

Advertiser Disclosure: Some of the products that appear on this site are from companies from which TechnologyAdvice receives compensation. This compensation may impact how and where products appear on this site including, for example, the order in which they appear. TechnologyAdvice does not include all companies or all types of products available in the marketplace.