Les taxis sans conducteur sont sur le point d’arriver sur les routes britanniques : Waymo, entreprise américaine spécialisée dans les voitures autonomes, affirme espérer lancer un service de robotaxis à Londres dès septembre, sous réserve de l’autorisation des autorités.
Waymo, qui appartient à Alphabet, la maison mère de Google, a confirmé son projet de lancer une phase pilote au Royaume-Uni en avril. Si la réglementation le permet, le service pourrait être ouvert aux passagers payants plus tard dans l’année.
Le gouvernement britannique a déclaré qu’il comptait modifier les règles encadrant les véhicules autonomes au second semestre 2026, même si aucune date précise n’a été fixée. D’ici là, les voitures de Waymo circulent dans Londres avec des conducteurs de sécurité, afin de cartographier les rues et d’apprendre les habitudes de conduite locales.
L’entreprise a présenté ses véhicules cette semaine au London Transport Museum, offrant un aperçu de ce qui pourrait bientôt devenir une scène familière dans les rues de la capitale. Lorsque le service sera finalement lancé, les passagers pourront réserver leurs trajets à l’aide d’une application, comme avec les services de VTC existants. Toutefois, aucun conducteur humain ne sera installé sur le siège avant.
La ministre britannique des Transports Lilian Greenwood a déclaré que le gouvernement soutenait les essais afin de contribuer à la commercialisation de cette technologie. « Nous soutenons Waymo et d’autres opérateurs au moyen de nos projets pilotes pour les passagers et d’une réglementation favorable à l’innovation, afin de faire des voitures autonomes une réalité sur les routes britanniques », a déclaré Greenwood, selon la BBC.
Elle a également souligné les avantages potentiels en matière de sécurité, ajoutant : « Nous savons que, contrairement aux conducteurs humains, les véhicules automatisés ne se fatiguent pas, ne sont pas distraits et ne conduisent pas sous l’emprise de substances. »
La sécurité et la cybersécurité au premier plan
Si les ministres semblent optimistes, Greenwood a souligné que les normes de sécurité restaient un obstacle majeur avant l’octroi d’une autorisation complète. « Chaque véhicule autonome déployé sur nos routes doit respecter des normes strictes de sûreté et de sécurité, notamment en matière de protection contre le piratage et les cybermenaces », a-t-elle déclaré, selon Auto Express.
Waymo affirme que ses véhicules s’appuient sur plusieurs systèmes de capteurs pour surveiller en permanence leur environnement. Les données issues de ces capteurs sont traitées en temps réel par un ordinateur embarqué qui contrôle la manière dont la voiture réagit.
Concernant les tarifs, l’entreprise a indiqué qu’ils seraient « compétitifs », mais « premium », et qu’une tarification dynamique s’appliquerait pendant les périodes de forte demande. La zone initiale desservie à Londres n’a pas été précisée, et les trajets vers les aéroports ne seront pas proposés au lancement.
Waymo ne sera pas seul sur le marché des robotaxis. Ses concurrentes Uber et Lyft ont également annoncé leur intention de tester leurs propres services sans conducteur à Londres, en s’associant toutes deux à l’entreprise technologique chinoise Baidu. Tesla a également annoncé un déploiement mondial majeur de son service « Robotaxi ».
Le gouvernement estime que le secteur émergent des véhicules autonomes pourrait représenter la somme considérable de 42 milliards de livres sterling pour l’économie britannique d’ici 2035, et créer jusqu’à 38 000 emplois.
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