Meta s’apprête à dévoiler ses premiers modèles d’IA sous la direction d’Alexandr Wang, à un moment charnière après son accord de 15 milliards de dollars avec Scale AI.
Cette sortie constitue un test majeur pour Wang, qui a été recruté pour diriger le groupe Superintelligence et résoudre les problèmes d’élan auxquels Meta a été confronté après que sa précédente famille Llama 4 n’a pas réussi à suivre la concurrence. Le résultat pourrait déterminer si Meta peut redevenir un concurrent sérieux dans la course à l’IA, en pleine évolution.
Alors que Meta s’est forgé une réputation d’acteur le plus ouvert parmi les grands acteurs américains de l’IA, ce nouveau lancement réserve une surprise.
L’entreprise ne va pas tout distribuer gratuitement dès le départ. Elle adopte plutôt une stratégie hybride : certaines parties seront ouvertes aux développeurs qui voudront les expérimenter, tandis que les composants « de pointe » les plus puissants resteront à huis clos. Meta veut s’assurer que ces outils ne créent pas de nouveaux risques pour la sécurité avant de les partager avec le public.
Selon Axios, « Wang a indiqué que certains de ses nouveaux modèles les plus imposants resteraient propriétaires — un virage vers une stratégie plus hybride, selon des sources. »
Découvrez « Avocado » et « Mango »
En interne, ces nouveaux projets ont reçu des noms de code fruités. Selon certaines informations, Meta travaille sur un grand modèle de langage haut de gamme connu sous le nom d’« Avocado », ainsi que sur un générateur multimédia appelé « Mango ».
Alors que des concurrents comme OpenAI et Anthropic se concentrent fortement sur la vente de leurs technologies aux grandes entreprises et aux gouvernements, Meta mise davantage sur l’utilisateur du quotidien. L’entreprise estime disposer d’un avantage, car elle peut intégrer ces outils d’IA directement dans des applications que des milliards de personnes utilisent déjà, comme WhatsApp, Instagram et Facebook.
Selon Axios, « Meta veut que ses modèles soient distribués aussi largement et à une échelle aussi vaste que possible dans le monde entier. »
La pression pour rattraper son retard
Meta est sous pression. Les leaders du secteur avancent rapidement, et même les entreprises qui étaient autrefois ouvertes commencent à fermer leurs portes. Le géant chinois Alibaba, par exemple, a récemment gardé ses modèles Qwen les plus puissants privés, une décision qui reflète la nouvelle prudence de Meta.
Les enjeux sont particulièrement élevés pour Wang. Après que Meta a dépensé des milliards dans le développement de l’IA et a connu des bouleversements internes, notamment le départ de longue date du responsable de l’IA, Yann LeCun l’an dernier, ces nouveaux modèles doivent prouver que Meta peut encore rivaliser au plus haut niveau.
Meta reconnaît que ses nouveaux modèles ne surpasseront peut-être pas la concurrence dans toutes les catégories, mais mise sur le fait qu’être « suffisamment ouvert » suffira à séduire à la fois les développeurs et les consommateurs.
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