Adobe ajoute de nouvelles fonctionnalités d’IA générative à son lecteur et éditeur de PDF Acrobat Studio afin d’offrir aux utilisateurs davantage de moyens de résumer du contenu.
Les utilisateurs d’Acrobat Studio pourront générer des résumés audio et visuels de PDF sous forme de présentations et de podcasts, qui pourront être diffusés à d’autres membres de l’équipe ou au grand public. Un outil d’édition conversationnel permettra d’apporter des ajustements aux résumés.
Avec la fonctionnalité Generate Podcast, les utilisateurs peuvent fournir à l’IA audio une variété de PDF et lui demander de générer un résumé au format podcast, selon un communiqué de presse d’Adobe. Cette fonctionnalité pourrait être utile aux personnes qui n’ont pas le temps de parcourir un document entier et ont seulement besoin d’en connaître les grandes lignes lors de leurs déplacements.
Bien qu’Adobe dispose de son propre modèle d’IA audio, l’entreprise a choisi d’utiliser une combinaison de technologies de Microsoft GPT et de Google : Microsoft se charge de la transcription et Google fournit la voix. Adobe pourrait adopter son propre modèle à terme, mais n’a manifestement pas jugé celui-ci prêt au lancement.
Pour les présentations, les utilisateurs d’Acrobat Studio peuvent demander à l’IA conversationnelle de créer un support de présentation qui extrait les informations clés du PDF. L’IA s’appuiera sur Adobe Express, l’outil de création de contenu de l’entreprise, qui permet de créer des vidéos, des visuels et de petites pages web.
Il s’agit de la dernière mise à jour en date, riche en fonctionnalités d’IA, à rejoindre Acrobat Studio, Adobe ayant précédemment ajouté une fonctionnalité appelée PDF Spaces, qui permet à des agents d’IA d’analyser des documents, d’en extraire les informations clés, d’expliquer le jargon et d’organiser les notes. Cette nouvelle fonctionnalité s’inscrit dans le prolongement de cette approche en ajoutant une nouvelle couche de formats de résumé à exporter.
Adobe intègre massivement l’IA à son portefeuille d’applications
Adobe a subi les pressions de ChatGPT et d’autres services d’IA, ainsi que de ses propres actionnaires, pour intégrer l’IA à son portefeuille d’applications. Les artistes visuels sont considérés comme faisant partie des professions les plus menacées par l’IA, étant donné que n’importe qui peut désormais demander des images, des visuels et des vidéos et obtenir l’exécution de cette requête en moins d’une minute.
Dans cette optique, Adobe a intégré son modèle d’IA Firefly à plusieurs de ses programmes les plus populaires, notamment Photoshop, Illustrator et InDesign. L’entreprise a également lancé Express AI Assistant, qui permet aux utilisateurs de créer des images, de modifier des documents et d’affiner le contenu avec l’aide de l’outil. Elle a également lancé Firefly Foundry, qui permet aux développeurs de s’appuyer sur son modèle d’IA générative.
L’entreprise a également connecté ses applications à des services d’IA générative populaires, l’intégration la plus connue étant celle avec ChatGPT d’OpenAI. Les utilisateurs peuvent accéder à Photoshop, Adobe Express et Acrobat dans ChatGPT, le modèle d’OpenAI agissant comme un agent au sein de ces applications et y effectuant des modifications.
L’intégration de l’IA ne fait pas l’unanimité
Tout le monde n’est pas favorable à l’intégration de l’IA par Adobe dans son portefeuille d’applications, ni à la manière dont le modèle Firefly de l’entreprise ingère et réutilise des données protégées par le droit d’auteur.
Plusieurs utilisateurs d’Adobe ont vivement critiqué l’entreprise pour les modifications apportées à ses conditions générales, laissant entendre qu’elle utilisera les créations réalisées dans Photoshop, Illustrator et d’autres applications pour entraîner les prochaines versions de son modèle d’IA.
Le mois dernier, Adobe a été poursuivi en justice par l’autrice Elizabeth Lyon, qui affirme que l’entreprise a utilisé sans autorisation ni rémunération ses guides pédagogiques expliquant comment entraîner des LLM.

