L’Alexa+ d’Amazon, propulsée par l’IA générative, s’appuiera sur la bibliothèque de grands modèles de langage Amazon Bedrock pour effectuer des tâches domestiques et répondre à des requêtes en langage naturel, a annoncé Amazon le 26 février. Amazon Alexa est en concurrence avec Siri d’Apple, qui a récemment bénéficié d’une mise à niveau reposant sur l’IA générative sur les appareils de génération actuelle, ainsi qu’avec Gemini de Google ; même ChatGPT dispose désormais de solides capacités mobiles, vocales et agentiques.
Alexa+ coûtera 19,99 dollars US par mois, ou sera incluse gratuitement avec Amazon Prime. (On peut s’attendre à une augmentation prochaine du prix de base de Prime, puisque Google a augmenté le prix de ses applications Workspace lorsque Gemini y a été déployé. D’un autre côté, les entreprises qui offrent gratuitement le meilleur de leur IA générative sont la nouvelle tendance.) Alexa+ sera proposée en accès anticipé en mars et fonctionnera avec les appareils Alexa existants.
Qu’est-ce qu’Alexa+ ?
Alexa+ est un assistant d’IA générative capable d’effectuer des actions en plusieurs étapes. La voix d’Alexa sera plus naturelle avec cette mise à jour et tiendra compte du « quotient émotionnel », en essayant de déterminer si l’utilisateur a besoin de soutien ou d’être apaisé en analysant sa voix et son visage. Selon un article de The Verge consacré à l’événement en direct, le service s’intégrera à « des dizaines de milliers de services » de marques partenaires d’Amazon. Parmi les partenaires cités dans l’annonce initiale figurent Uber, Grubhub, OpenTable, Ticketmaster, Zoom et Xbox. Naturellement, il pourra également s’intégrer aux services d’Amazon afin d’appliquer des commandes vocales à des plateformes comme Amazon Prime Video.
Alexa+ pourra répondre à des images, mémoriser les préférences et les goûts des utilisateurs, poser des questions en aller-retour, notamment en interrogeant l’utilisateur, réserver une table au restaurant ou appeler un VTC. Elle pourra « lire » visuellement des documents manuscrits ou imprimés et répondre à des questions à leur sujet. La démonstration a montré comment Alexa+ pouvait relier différents aspects de la technologie de la maison connectée : par exemple, un membre du foyer pouvait demander à Alexa si quelqu’un avait promené le chien, et Alexa+ parcourait les flux des caméras pour trouver la réponse.
The Associated Press, Politico, Washington Post et Reuters ont conclu des accords avec Amazon afin de fournir à Alexa+ des réponses sur les marchés financiers, le sport et l’actualité. Le service peut également produire des images, de la fiction ou de la musique. Comme l’a souligné The Verge, l’entreprise qui génère la musique, Suno, est actuellement poursuivie par Universal, Warner et Sony pour atteinte aux droits d’auteur.
Certaines de ces fonctionnalités impliquent de transmettre suffisamment d’informations personnelles à Amazon pour potentiellement susciter des inquiétudes en matière de sécurité. Les utilisateurs devront partager les images de leurs caméras domestiques, leurs e-mails, leurs calendriers personnels et bien plus encore.
Comment fonctionne Alexa+ ?
Grâce à Amazon Bedrock, Alexa choisira parmi les grands modèles de langage disponibles en fonction de la requête. Certaines de ses requêtes seront traitées par Nova, le modèle propre à Amazon ; certaines réponses ou fonctionnalités seront déléguées à l’un des centaines de modèles du système désignés comme «experts.”
Alexa+ s’intégrera à une nouvelle application mobile et à Alexa.com.

