Un plan de 100 milliards de dollars fait du bruit.
Un chèque de 30 milliards de dollars fait bouger les choses.
Au début du mois, eWeek a rapporté que le projet initial de cadre de 100 milliards de dollars entre Nvidia et OpenAI était effectivement en suspens. Le tableau est désormais plus clair : les entreprises ont abandonné ce cadre pluriannuel inachevé de 100 milliards de dollars au profit d’une structure plus simple : un investissement en actions de 30 milliards de dollars de Nvidia lié au prochain tour de financement d’OpenAI, selon le Financial Times.
Ce qui a changé depuis le précédent article
Le Financial Times décrit l’accord initial de 100 milliards de dollars comme inachevé et non officialisé, ce qui explique en partie pourquoi il a pu être réécrit plutôt que « rompu ».
Selon le nouveau schéma, l’investissement proposé de 30 milliards de dollars de Nvidia serait intégré à une levée de fonds beaucoup plus importante d’OpenAI, qui pourrait, d’après le Financial Times, dépasser 100 milliards de dollars et valoriser OpenAI à environ 730 milliards de dollars avant investissement.
En clair, Nvidia et OpenAI ne se tournent pas le dos ; ils choisissent une structure plus facile à mettre en œuvre tandis que la course aux infrastructures continue de s’accélérer.
Le contexte général n’a pas changé : OpenAI a toujours besoin de quantités colossales de capacités de calcul, et Nvidia reste au cœur de la chaîne d’approvisionnement matérielle qui permet au modèle économique actuel de l’IA de fonctionner. Ce qui change, c’est la manière dont sont regroupés les risques, le calendrier et l’engagement.
Pourquoi le reste du marché s’y intéresse
Ce type de réinitialisation devient un schéma récurrent dans les infrastructures de l’IA. Les capitaux et les capacités sont désormais indissociables, les tours de financement étant de plus en plus déterminés par la disponibilité de l’électricité, les calendriers de construction et les réalités de la montée en puissance des centres de données.
eWeek suit depuis quelque temps la manière dont OpenAI a organisé des financements au Moyen-Orient dans le cadre de ses efforts plus larges pour sécuriser des capitaux et des capacités de calcul. Dans le même temps, le déploiement ne ralentit pas. En 2025, les investissements mondiaux dans les centres de données ont atteint 61 milliards de dollars alors que les entreprises se dépêchaient de prendre en charge les charges de travail liées à l’IA.
La conclusion à en tirer n’est donc pas que « les dépenses dans l’IA sont terminées ». C’est que la structure des accords devient plus pragmatique. Même les acteurs les plus importants préfèrent des arrangements plus clairs et plus facilement finançables aux grands cadres plus difficiles à finaliser.
À lire également : le plan d’investissement de 650 milliards de dollars dans l’IA accélère l’expansion des centres de données, tandis que les investisseurs débattent de la durée pendant laquelle cette course aux dépenses d’investissement pourra se poursuivre.

