Le successeur spirituel de Clippy a fait son apparition mardi à la conférence Build de Microsoft, sous la forme de Scout, un agent IA toujours actif.
Microsoft a conçu cet agent pour agir comme un assistant personnel, capable de lire les e-mails, les calendriers et d’autres systèmes au sein de l’écosystème Microsoft 365, et d’automatiser les réponses. À mesure que l’agent apprendra à mieux connaître l’utilisateur, Microsoft pense que celui-ci lui accordera davantage d’autonomie pour effectuer des tâches plus complexes.
Son intégration à l’écosystème 365 constitue l’un de ses principaux atouts pour les clients. Alors que d’autres acteurs de l’IA ont lancé des agents, il leur est plus difficile d’interagir avec les applications et d’accéder aux notifications entrantes au niveau du système. Si une personne ou une organisation utilise déjà les applications 365, cette intégration devient nettement plus fluide.
Microsoft contrôle également le système d’exploitation et, si les utilisateurs se servent de Bing, le moteur de recherche et le navigateur.
Microsoft Scout est basé sur OpenClaw, un framework d’agents open source qui a déferlé sur Internet au début de l’année. Plusieurs grandes entreprises technologiques et concepteurs de modèles d’IA spécialisés ont annoncé des outils agentiques similaires ces derniers mois, notamment Google, Anthropic, OpenAI et Perplexity.
Microsoft a mis l’accent sur la sécurité dans son argumentaire commercial sur les agents IA, compte tenu des déboires très médiatisés d’OpenClaw. Cela comprend un système de contrôle de la conformité aux politiques, qui vérifie régulièrement que les agents fonctionnent conformément aux directives de l’utilisateur, ainsi qu’une piste d’audit pour chaque contrôle de conformité, afin de montrer précisément à quel moment un agent a déraillé.
La gouvernance et la transparence sont deux leviers essentiels pour les entreprises, car ces agents IA pourraient aller bien au-delà du cadre décrit par Microsoft lors de son événement. Microsoft a même déclaré vouloir voir quelles opérations personnalisées avec des agents les utilisateurs créeront, un large éventail d’options étant à leur disposition.
Microsoft n’a pas indiqué combien Scout coûtera aux clients. Pour le moment, les utilisateurs doivent disposer d’un abonnement de codage GitHub Copilot pour y accéder.
Microsoft veut retrouver sa place à la pointe de l’IA
Scout s’inscrit dans les efforts de Microsoft pour revenir à la pointe du développement de l’IA. L’entreprise a fixé une fenêtre de 12 à 18 mois pour parvenir à produire des modèles de premier ordre, ce qui l’amènera à prendre ses distances avec OpenAI afin de développer davantage ses propres modèles et outils d’IA.
Dans cette optique, Microsoft a également annoncé lors de Build un nouveau modèle de raisonnement, qui n’a été distillé à partir d’aucun autre modèle. Selon Microsoft, MAI-Thinking-1 est un « modèle de taille intermédiaire », ce qui signifie qu’il n’est pas aussi grand que les modèles de premier ordre d’OpenAI, d’Anthropic ou de Google.
L’entreprise a annoncé six autres modèles lors de l’événement, chacun étant consacré à une fonction essentielle comme la génération d’images, la transcription, la voix ou le codage.
Il a été rapporté que Microsoft pourrait regrouper bon nombre de ces modèles dans une superapplication Copilot, mais cette annonce n’a pas été faite lors de l’événement.

