Le développeur chinois de véhicules autonomes Pony.ai et Uber prévoient de déployer plus de 2 000 robotaxis dans quatre villes européennes supplémentaires, élargissant un partenariat qui comprend un service commercial prochainement lancé à Zagreb, en Croatie.
Ce partenariat fait partie des nombreux accords qu’Uber a conclus avec des opérateurs de véhicules autonomes, alors que l’entreprise cherche à se positionner comme le fournisseur de passagers des services de robotaxis.
Uber et Pony.ai n’ont pas précisé où se trouvent les quatre villes européennes dans son communiqué de presse. Plusieurs pays ont commencé à tester des robotaxis et des véhicules autonomes sur les routes publiques, mais les États-Unis et la Chine sont à des stades de déploiement plus avancés.
Pony.ai a déjà lancé des services de robotaxis dans quatre villes chinoises et est présent au Moyen-Orient. Grâce à Uber, l’entreprise pourrait poursuivre son implantation en Europe, aux côtés d’autres opérateurs chinois comme Apollo Go de Baidu et WeRide.
Pony.ai fournira les véhicules autonomes et les logiciels, tandis qu’Uber donnera accès aux passagers. Un prestataire local prendra en charge la gestion et la maintenance de la flotte.
Londres illustre l’intensification de la concurrence dans le secteur des robotaxis en Europe
Londres ne figure pas parmi les quatre villes citées, mais elle illustre l’intensification de la concurrence à laquelle Pony.ai et Uber seront confrontés en Europe. Le Royaume-Uni a ouvert en mai 2026 les candidatures pour des projets pilotes de services automatisés de transport de passagers, ce qui pourrait permettre aux opérateurs agréés de commencer à transporter des passagers plus tard cette année.
Waymo a déjà inclus Londres parmi les 20 villes où l’entreprise prévoit de s’étendre cette année alors qu’elle accélère son plan de déploiement. Baidu travaille avec Uber et Lyftsur des déploiements prévus de robotaxis à Londres, tandis que Wayve et Uber ont ouvert une liste d’inscription pour les courses autonomes dans la capitale.
L’approbation imminente des robotaxis dans les rues de Londres a également donné un coup d’accélérateur à des entreprises de véhicules autonomes comme Wayve, basée au Royaume-Uni. Elle a obtenu 1,2 milliard de dollars US de financement pour une valorisation de 8,6 milliards de dollars US, plusieurs constructeurs automobiles ayant apporté leur soutien à l’entreprise.
Uber veut devenir la place de marché des véhicules autonomes
Uber a conclu bon nombre de ces accords avec des opérateurs de véhicules autonomes, qui n’ont généralement pas la même capacité à attirer des passagers à grande échelle. L’entreprise fait toutefois face à une concurrence accrue de son partenaire Waymo, qui exploite son propre service de robotaxis dans plusieurs villes, ainsi que de Lyft, son rival de longue date dans le secteur des voitures de transport avec chauffeur.
Waymo chercherait, selon certaines informations, à réduire sa dépendance à Uber et à diriger davantage de passagers vers sa propre application. L’entreprise pourrait ainsi conserver une part plus importante de ses revenus, tandis que son application est déjà devenue l’une des applications de voyage les plus téléchargées.
L’objectif d’Uber est clair : à mesure que les passagers délaissent les conducteurs humains au profit des robotaxis, l’entreprise veut rester la plateforme utilisée pour les réserver. Dans ce modèle, Uber deviendrait de fait une place de marché pour les opérateurs de véhicules autonomes, leur permettant potentiellement de se livrer concurrence sur le prix, la disponibilité et la qualité du service.
Lire la suite : La concurrence dépasse le cadre des déploiements individuels, alors que Uber et Waymo défendent des modèles concurrents pour le futur marché des robotaxis.

